Depuis le 07 février 2017, le Met  a rejoint le rang des institutions culturelles (The Getty, New York Public Library et Rijksmuseum) ayant ouvert leurs artefacts des œuvres au domaine public. Un fonds de 200 000 images maintenant disponibles en haute résolution sous une licence CC0,  ce qui les rend libres de toute restriction d’utilisation.

Female Doll – Joyce Growing Thunder Fogarty (Native American, Assiniboine-Sioux, born 1950). Cette image ne fait pas partie du fonds en CC0.  source

La Public Domaine Review, un projet de l’Open Knowledge Fondation, a relayé l’événement et réalisé une sélection. La curation sur les collections du domaine public s’accompagne aussi pour cette revue web d’une commercialisation des  impressions des artefacts de domaine public en posters, livres, mug…

Ce choix d’une licence CC0 est comme on le voit important pour les artistes, les amateurs d’art et… les entrepreneurs.

« Avec la Creative Commons Zero, il n’y a littéralement aucune restriction », dit Ryan Merkley, PDG de Creative Commons, les visiteurs peuvent créer leurs propres produits, créer leur propre entreprise et créer leurs propres œuvres originales.»

Otters Swimming, Seki Shūkō, ca. 1890–92 — Source.

The Flower Garden, by Matthew Darly, 1777 — Source.

La disponibilité d’images en libre accès n’est qu’une partie de l’histoire, comme la Bibliothèque publique de New York et la Bibliothèque du Congrès, le MET encourage le public à explorer et à réutiliser les documents pour élargir l’accès et l’engagement avec ses collections. Ainsi le social media est largement utilisé pour valoriser expositions et collections ( twitter, facebook, pinterest, instagram et youtube.)

« L’accès ouvert est un autre jalon dans l’évolution de la pratique du Met » explique Loic Tallon, responsable numérique du Musée dans cette itw en anglais dans PCmag que je vous traduis en partie.

Le catalogage des collections et l’accès accru à ces collections ont toujours été au centre des missions d’un musée. L’accès libre est la prochaine étape dans l’évolution de ces pratiques et il est important de nous assurer de répondre aux besoins changeants et aux attentes des auditoires du XXIe siècle.

Ce changement de politique n’est pas simple poursuit Loic Tallon, il a fallu une collaboration étroite entre le personnel de tous les départements de conservation du musée. Les développeurs devaient réviser les formats de métadonnées. Un chef de projet dédié a dû travailler main dans la main avec l’équipe juridique du Met. Une fois que toutes les parties ont approuvé le changement de politique et identifié des documents qui relevaient du domaine public, des changements ont été apportés au système de collecte des données du musée et au système de gestion des actifs numériques.

Quand on considère tout ce travail invisible impliqué dans ce projet, le constat est que la gestion des licences n’est pas bon marché.

Le partenariat de la Met avec Creative Commons s’est étendu au-delà du choix des licences. Les visiteurs de Creative Commons peuvent également effectuer des recherches dans les collections du Met à l’aide de  CCsearch – , qui permet d’étendre les recherches dans les collections numériques du Met, mais aussi de la New York Public Library et du Rijksmuseum.

Pour promouvoir l’utilisation publique des documents,  le Met  collabore avec Wikimedia  qui recouvre Wikipedia, Wikimedia Commons, Wikidata, « peu de partenaires sont aussi efficaces  » explique Tallon.  «Le Wikimedian en résidence au Met favorisera l’engagement de la communauté avec les nouvelles images et données maintenant libérées par le musée sous CC0. »

Dans la pratique, le Wikimedian intégrera ces 375 000 images open-source dans Wikimedia Commons et Wikidata (référentiel de données de Wikimedia) en collaboration avec la communauté Wikimedia.

Enfin, le Met a choisi de déposer les métadonnées de ses collections dans un dépôt public GitHub, le défi en matière de données est énorme et, même s’il y a un budget, ce travail ouvert permettra d’avoir recours au soutien de la communauté.